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TEXTES et CHANSONS à ÉCOUTER | CREDITS |
MAKING OF |
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01. Quantu basilicò | 02. U pumu | 03. L'anatra | 04. Cu ti lu dissi | 05. U cunigghiu
06. Ntra viddi e vaddi | 07. I pirati a Palermu | 08. Rosa canta e cunta
09. Lu libbru di li nfami |
10. Nta la Vicarìa |
11. Lu focu di la paglia |
12. A curuna
13. Quannu moru |
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01. Quantu basilicò - Combien de basilic |
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Combien de basilic
Tu sèmes à l'année
Tu dois me donner
Une pousse par jour
Ah! Si tu veux mon petit coeur
Je te l'enverrai
Tu devras m'envoyer le tien
En retour
Ah! Tes chairs délicates
Sons des parfums
Qui ôtent le sommeil
A qui les respire
Ah! Mon adoré! Ah! Si tu étais
Sous mon commandement,
Demain je me lèverais
A midi.
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02. U pumu - La pomme |
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Quand ma mère me fit baptiser,
Comme une mariée elle voulut m'habiller
Sa seule richesse était ce voile
Elle me laissa un petit morceau de ciel
Pain et oignons, sans aucun condiment,
Voilà le plat de mon peuple
Seuls les jours de fêtes il mange de la viande
L'envie d'une pomme grandissait avec les années
Tant d'hommes sous cette montagne,
La fatigue inscrite sur le front,
Attendant la terre promise
Il y a toujours un prêtre pour dire la messe
Terre oubliée de Dieu et des saints
Dans la main ne restent que ces pleurs
Toute la vie, attendre,
Attends, attends… quelqu'un qui jamais ne vient
Tourne cette roue, tourne ce monde,
Tu arrives au ciel ou bien tu restes au fond
Quel destin amer que de rester seul
Sans pouvoir manger cette pomme.
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03. L'anatra - Le Canard |
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Ah j'ai le pied, le pied du canard
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
Ah j'ai la jambe, la jambe du canard
Jambe contre jambe, tire-la et elle te réchauffe
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
Ah j'ai la cuisse, la cuisse du canard
Cuisse contre cuisse, tire-la et elle te serre
Jambe contre jambe, tire-la et elle te réchauffe
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
Ah j'ai le ciarrabbaddazzu*
Le ciarrabbaddazzu du canard
Ciarrabbaddazzu je le serre et l'embrasse
Cuisse contre cuisse, tire-la et elle te serre
Jambe contre jambe, tire-la et elle te réchauffe
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
Ah j'ai le ventre,
Le ventre du canard
Ventre contre ventre, tire-le et il s'approche
ciarrabbaddazzu je le serre et l'embrasse
Cuisse contre cuisse, tire-la et elle te serre
Jambe contre jambe, tire-la et elle te réchauffe
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
Ah j'ai la poitrine
La poitrine du canard
Et avec la poitrine je prépare mon lit
Ventre contre ventre, tire-le et il s'approche
Ciarrabbaddazzu je le serre et l'embrasse
Cuisse contre cuisse, tire-la et elle te serre
Jambe contre jambe, tire-la et elle te réchauffe
Pied contre pied il me dit qu'il arrive
Et comme il arrive il repart
J'ai le pied du canard.
* Ciarrabbaddazzu : organe sexuel
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04. Cu ti lu dissi - Qui te l'a dit |
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Qui t'a dit que j'allais te quitter ?
Plutôt la mort que cette douleur
Ah, ah, ah, ah, je meurs, je meurs, je meurs, je meurs
La soupir de mon coeur, mon amour, c'est toi.
Qui te l'a dit à toi, petite,
Mon cœur se déchire à petit à petit à petit à petit
Ah, ah, ah, ah, je meurs, je meurs, je meurs, je meurs
La soupir de mon coeur, mon amour c'est toi.
Mon premier amour, je l'ai fait avec toi
Et toi, ingrate, tu m'oublies maintenant
Faisons la paix ô ma toute petite
Le souffle de mon âme, mon amour, c'est toi.
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05. U cunigghiu - Le Lapin |
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Le lapin a le museau
Et le museau, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, museau contre museau, j'étais étendue avec vous
Ah… la cerise
La cerise, quel parfum elle dégage
Cette jeune fille me serre et m'embrasse
Elle veut la cerise avec la feuille.
Le lapin a le souffle
Et le souffle, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, souffle contre souffle, j'étais étendue avec vous
Ah… le coing
Le coing, quelle odeur il dégage
Cette jeune fille je la serre et l'embrasse
Elle veut le coing avec la feuille.
Le lapin a la poitrine
Et la poitrine, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, poitrine contre poitrine, j'étais étendue avec vous
Ah… la cerise…
Le lapin a le ventre
Et le ventre, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, ventre contre ventre, j'étais étendue avec vous
Ah… le coing…
Le lapin a la cuisse
Et la cuisse, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, cuisse contre cuisse, j'étais étendue avec vous
Ah… la cerise…
Le lapin a le pied
Et le pied, vous l'avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, pied contre pied, j'étais étendue avec vous
Ah… le coing
Le lapin a du poil
Et du poil, vous en avez aussi
Et cette nuit j'ai rêvé
Que, poil contre poil, j'étais étendue avec vous
Ah… la cerise
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06. Ntra viddi e vaddi - Entre Villas er Vallees |
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Entre villas, vallées et denses forêts
Où est mon aimée, je me le demande
Je vais la chercher mais ne la trouve nulle part
Par amour pour elle, je fais le tour du monde
Je me tourne vers la mer et demande aux ondes
" Avez-vous des nouvelles de ma belle ? "
Et l'écho, venu du lointain, me répond
Qu'elle est partie, esclave des Turcs.
Je voudrais l'épée de Roland
Pour pouvoir faire le tour du monde
Mon Agatina mourra cette année !
Qui t'a faite prisonnière ? … Ah, quel désarroi !
C'est sa mère, au cœur tyrannique, qui
L'a envoyée au bord de la mer chercher son grand-père
Comment as-tu pu tomber dans le piège, n'as-tu pas entendu l'avertissement
" N'allez pas à la mer, car les Turcs y sont " ?
Prenez les armes, courrez, jeunes gens,
La force et le courage de tous sont nécessaires
Contre ceux qui ont crucifié et pendu des gens sur la potence
Comment ont pu venir ces infâmes Turcs jusqu'ici ?
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07. I pirati a Palermu - Les pirates à Palerme |
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Les navires sont arrivés
Tant de navires à Palerme
Les pirates ont débarqué
Avec des visages infernaux.
Ils nous ont volé le soleil, le soleil,
Nous sommes restés dans l'ombre, que d'ombre !
Sicile (pleurt)
Tout l'or des oranges,
Les pirates nous l'ont volé,
Les champs, ils nous les ont laissés
Dépouillés dans la brume.
Ils nous ont volé le soleil, le soleil,
Nous sommes restés dans l'ombre, que d'ombre !
Sicile (pleurt)
Les couleurs de la mer, ils les ont volées, quelle misère !
Les poissons sont devenus fous,
Quels gémissements, quelle misère !
Ils nous ont volé le soleil, le soleil,
Nous sommes restés dans l'ombre, que d'ombre !
Sicile (pleurt)
A nos femmes,
Ils ont arraché de leurs yeux
La splendeur et le feu
Qui illuminait les miroirs.
Ils nous ont volé le soleil, le soleil,
Nous sommes restés dans l'ombre, quelle ombre !
Sicile (pleurt)
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08. Rosa canta e cunta - Rosa chante et raconte |
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Ce soir je vais et je cours avec le vent
En ouvrant les portes de l'histoire.
Ce soir, pour un instant,
Je veux redonner vie au passé et à la mémoire.
Ce soir, à la lumière de l'amour,
Je creuse une fosse à la douleur.
Il y a plus de douleur, il y a plus de tourment
Que de joie et d'amour pour l'humanité.
Ce ne sont pas les pleurs qui changent le destin,
Ce n'est pas la peur qui arrête le cheminement des choses,
J'ouvre les poings, je compte mes doigts,
Je reste qui je suis, je parcours la vie.
Je chante et raconte, je raconte et je chante
Pour ne pas perdre le compte.
Personne n'a béni mon chemin
Pas même la petite main d'un prêtre
Et je vais encore, comme va le vent,
Chercher la paix, seulement pour un instant,
Je veux briser… briser le ciel
Pour faire tomber une pluie, une pluie d'amour.
Il y a ceux qui te trompent, ceux qui commandent,
Et ceux qui, en silence, se tiennent muets.
C'est le pouvoir qui renforce les puissants,
C'est le silence qui tue les innocents
J'ouvre les poings, je compte mes doigts,
Je reste qui je suis, je parcours la vie.
Je chante et raconte, je raconte et je chante
Pour ne pas perdre le compte.
Je suis venue au monde alors que le " Grand Seigneur "
Semait le mépris à chaque coin de rue.
Des temps d'abus, de faim et de guerre,
J'ai grandi au milieu des bandits.
Combien de larmes silencieuses ai-je versées
Mon innocence, beaucoup se la sont partagée
Les gens mauvais, les tout-puissants,
Sont tant et tant dans cette société.
Ce n'est pas l'amour qui croît à chaque coin,
Mais les faveurs que dispense celui qui commande
J'ouvre les poings, je compte mes doigts,
Je reste qui je suis, je parcours la vie.
Je chante et raconte, je raconte et je chante
Pour ne pas perdre le compte.
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09. Lu libbru di li nfami - Le livre des infâmes |
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Le livre des infâmes, c'est toi qui l'a acheté
La première infamie, c'est toi qui me l'a faite.
Je n'entends ni l'horloge ni la cloche
J'ai l'impression d'être enchaîné comme un chien.
J'entends appeler " maman " et je me consume
" Ah maman… ", me répond la chaîne.
Je voudrais tuer celui qui a voulu cela
Avec une vieille balle et un coup de fusil
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10. Nta la Vicarìa - A la Vicaria |
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A la Vicaria règne le malheur
Surtout pour ceux qui n'ont personne
Pour tous viennent des amis, et pour moi jamais personne
Je m'accroche désespérément à la grille.
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11. Lu focu di la paglia - Le feu de paille |
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Le feu de paille dure peu
Autant que l'amour d'une menteuse
L'amour dure moins d'une heure
Et le feu capricieux d'une mégère
Mon œil d'amoureux te voyait toute claire
Une fontaine d'eau cristalline et pure
Mais une fois le lit du fleuve vidé de ses pierres,
Il reste la fange dans les égouts.
Les cloches sonnent le glas
Maintenant que tu as tué mon cœur
Le soleil s'est obscurci, le ciel aussi, et la mer,
Et mon cœur est plein de douleur.
Tu as donné mon cœur aux fossoyeurs
Ils creusent des trous et des sépultures
Ils cherchent des crânes et des gens méchants
Pour me donner des épines au lieu de fleurs.
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12. A curuna - La couronne |
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Hier soir mon aimé est venu
Sur un cheval d'or qui volait
Sous ma fenêtre et mon balcon,
Avec un mouchoir dans la main et il pleurait
Le roi et la reine se montrent
Cette jeune femme devra être couronnée.
Je suis jeune et je tiens ma parole
Je le veux lui et ne veux pas de couronne.
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13. Quannu moru - Quand je mourrai |
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Quand je mourrai
Ne faîtes pas dire la messe
Mais souvenez-vous de moi,
De votre amie
Quand je mourrai
Apportez-moi une fleur
Une fleur grande et rouge
Comme du sang répandu.
Quand je mourrai
Faîtes que je ne meure pas
Dîtes à tous
Ce que je vous ai dit
Quand je mourrai
Ne vous sentez pas seuls
Parce que seuls je ne vous laisse pas
Pas même depuis ma fosse
Quand je mourrai
Chantez-moi mes chants
Ne les oubliez pas
Chantez-les pour les autres
Quand je mourrai
Pensez de temps en temps à moi
Qui pour cette terre supliciée
Serai morte sans voix
Quand je mourrai
Apportez-la moi, cette fleur,
Une fleur grande et rouge
Comme du sang répandu.
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